Quand on dansait sur les toits

Quand on dansait sur les toits

“Quand on dansait sur les toits” c’est l’histoire de Pablo et Mayssane que rien ne peut séparer. Amis depuis toujours, ils grandissent ensemble, tout près l’un de l’autre, même quand la maladie s’invite dans leur duo. Et si les insectes qui grignotent Mayssane étaient plus forts que leur amour ? Et si leur attachement l’un à l’autre était capable de tout combattre, même le roi des insectes ?

Vous pouvez retrouver “quand on dansait sur les toits” en librairie depuis le 11 octobre 2023.

L’histoire

Pablo et Mayssane sont voisins et depuis tout petits sont devenus inséparables. Il est impossible d’imager Pablo sans Mayssane et Mayssane sans Pablo. Ils rêvent ensemble et font tout ensemble (même apprendre à marcher.) Mais la maladie s’invite dans leur duo et frappe Mayssane. Du haut de leurs 11 ans, les deux enfants se transforment en pirate pour lutter contre ces horribles insectes qui s’attaquent à la jeune fille. Puis la maladie revient quelques années plus tard et cette fois c’est la séparation. Sans Mayssane Pablo n’est plus que l’ombre de lui-même. Il raconte sa vie avec sa meilleure amie à une Jacinthe en pot, dernier souvenir de Mayssane.


Retour de lecture

J’avais adoré le précédent roman de Tristan Koëgel que j’avais lu : “Je ne suis pas un monstre” qui mettait en avant des monstres de la mythologie tout en abordant une toute autre thématique (c’est un secret) avec beaucoup de poésie et de délicatesse dans la plume. Quand j’ai vu qu’il sortait un autre roman pour quasi la même tranche d’âge, je me suis jetée dessus ! On y retrouve la beauté, la poésie et la délicatesse de sa plume dans “quand on dansait sur les toits”, tout en parlant de maladie et d’une relation fusionnelle avec une horrible déchirure qui les secoue lors de la séparation.

“Quand on dansait sur les toits”

Nous alternons entre deux narrateurs car Pablo n’est pas le seul à nous raconter cette histoire, il y a aussi la version de Mayssane. Nous comprenons que Mayssane est partie sans savoir où : à l’hôpital, ailleurs ? Ou pire, est-elle décédée de sa maladie ? Avant de partir Pablo voulait lui offrir une plante qui n’a pas été coupée : une jacinthe en pot. Mais à ce moment Mayssane n’en a pas voulu car elle ressemblait à une crotte. Pablo a gardé la plante et la voit jour après jour grandir. Elle devient sa confidente. Il lui raconte son histoire avec Mayssane.

Nous découvrons leur relation qui débute depuis la plus tendre enfance. Une relation fusionnelle que nous savons destructrice si l’un d’eux venait à disparaître. Alors quand Pablo parle à sa fleur, lui qui s’est enfermé dans sa chambre après le départ de Mayssane, nous espérons au fond de nous que la jeune fille n’est pas partie pour toujours.

La plume de Tristan Koëgel

La plume de cet auteur fonctionne très bien dans “quand on dansait sur les toits” et participe activement à la puissance de cette histoire. J’ai été fascinée par sa capacité à tenir le lecteur sur les 226 pages du roman avec la description d’une relation entre deux adolescents, qui, au final, grandissent sous nos yeux.

“Quand on dansait sur les toits” est une histoire touchante qui nous offre une sublime histoire d’amour et de vie. Même si la maladie s’invite deux fois et si cette relation est bien trop fusionnelle pour être saine. Il est difficile pour les autres de s’intégrer auprès d’eux. Ils sont des astres brillants autour desquels tournent d’autres étoiles. Et Tristan Koëgel use de la magie des mots pour nous le faire ressentir. Un auteur à découvrir.

Le conseil de la bibliothécaire

“Quand on dansait sur les toits” est un roman ado à partir de 14 ans (environ.) A travers la maladie et la séparation c’est bien une ode à la vie que nous offre Tristan Koëgel. Je le conseillerai sans doute aux bons lecteurs pour apprécier au mieux l’histoire et pour l’accessibilité de l’écriture.

4 Réponses à “Quand on dansait sur les toits”

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