Moi Pandore, la première femme

moi pandore

“Moi Pandore, la première femme” est le petit dernier de la collection “la mythologie vue par les monstres” aux éditions Scrineo. Connaissez-vous ? A chaque titre Sylvie Baussier nous fait découvrir un épisode mythologique du point de vue d’un monstre. C’est au tour de Pandore de nous raconter son histoire. Et cette fois, de son point de vue à elle !

Un grand merci aux éditions Scrineo pour l’envoi de ce roman en SP et en avant-première. J’ai sagement attendu presque 4 mois pour vous en parler à sa sortie. Vous pouvez le retrouver en librairie pour le 1er février 2024.

L’histoire

L’histoire de Pandore est connue. Elle est le fléau faite femme ! En tant que femme elle est naturellement curieuse et cette curiosité a entraîné l’humanité à sa perte. Parce qu’elle a ouvert l’amphore (boîte de nos jours) elle a libéré les pires maux de l’humanité. Depuis elle est devenue une expression “ouvrir la boîte de Pandore” c’est faire une action qui aura de fâcheuses conséquences. Mais est-ce vraiment ce qui s’est passé ? Et si les choses étaient plus complexes que ça ?


Retour de lecture

J’aime beaucoup cette collection qui permet d’avoir un autre angle d’un épisode mythologique célèbre. Ils sont toujours racontés du point de vue de l’homme et du héros. Il était temps de redonner la parole aux autres protagonistes. Surtout que Sylvie Baussier ne change pas l’histoire pour transformer le monstre en héros, elle donne sa version des faits. Ainsi elle montre une autre manière de voir les choses. Je trouve ce procédé très intéressant. Et “Pandore” se prête bien à cet exercice.

Pandore est-elle responsable des maux de l’humanité ?

C’est ce qu’on dit d’elle et des femmes en général. Pandore est responsable des maux de l’humanité. Avant qu’elle ne fasse sa curieuse les hommes étaient heureux et ne connaissaient pas la mort ni la maladie. Et puis elle a ouvert cette amphore alors qu’elle avait bien reçu la consigne de ne pas le faire. Eh oui, c’est bien connu, les femmes (car Pandore représente l’ensemble des femmes) ne sont pas fiables.

Cette histoire rappelle le début de cette histoire. Nous assistons à sa création et aux dons offerts par les dieux. Sur demande de Zeus lui-même elle reçoit la curiosité. Cet élément est intéressant car il montre que c’est Zeus qui a voulu qu’elle soit curieuse et qu’elle ouvre. Sinon pourquoi lui donner ce défaut et l’amphore avec une consigne qui attire son attention dessus ? Bref, Pandore l’explique mieux que moi.

Un outil aux mains des dieux

Comme beaucoup de monstres de la mythologie, Pandore est finalement un simple outil entre les mains des dieux et de Zeus tout particulièrement. A aucun moment elle n’a vraiment eu son libre arbitre. Pourtant, elle est restée dans l’histoire comme étant la responsable de tout ça. A travers elle ce sont les femmes qui sont victimes de cette histoire. C’est Estelle Faye dans “la dernière amazone” qui en parle le mieux (ou du moins j’ai aimé sa manière de l’aborder.)

Avec cette histoire la collection commence à ne plus parler uniquement des monstres mais aussi des autres personnages (vous retrouverez par exemple un titre dédié à Pénélope.)

Le conseil de la bibliothécaire

La collection peut être lue par un enfant dès 8 ans. Elle est très bien adaptée au jeune public, même celui qui ne connait pas encore la mythologie et cette histoire. Comme à chaque fois l’enfant découvrira un dossier pédagogique à la fin du livre avec des jeux, des quizz et autres informations. Et si vous aimez bien ce concept, je vous invite à découvrir “Moi, Méduse“, le seul que j’ai chroniqué sur ce blog. Mais je vous invite aussi à lire les autres titres de cette collection si vous aimez la mythologie. Ou pourquoi pas découvrir la collection d’Isabelle Pandazopoulos qui donne une voix aux femmes !

Retrouvez “Moi Pandore, la première femme” et les autres romans des éditions Scrineo sur leur site : Moi, Pandore.

4 Réponses à “Moi Pandore, la première femme”

  1. C’est une collection que j’aurais acheté les yeux fermés ce qui était rare, lorsque je travaillais encore…Doc Bird en présente elle-aussi très souvent sur son blog et j’ai eu l’occasion d’en feuilleter quelques titres en médiathèque, ils sont très bien !

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