
La sorcière sans nombril de cette histoire n’est autre qu’Ortie que nous suivons de son enfance à son adolescence dans ce premier tome de la duologie « Mille Pertuis ». Or le nombril est le centre de la sorcière, le seul endroit qu’elle doit protéger à tout prix. Ce handicap n’est pas sans conséquence pour cette jeune sorcière. Un roman OVNI qui, quoi qu’il arrive, ne vous laissera pas indifférent entre trash, fluides corporels, magie et sorcières réinventées, expérimentation d’enfants, rites et quête.
Vous pouvez retrouver « Mille Pertuis : la sorcière sans nombril » en librairie depuis le 31 août 2023.
L’histoire
Ortie est une sorcière qui apprend ce que doit apprendre une sorcière entre leçons de magie et particularité physique de la sorcière (elles ne ressentent pas la douleur, peuvent jouer avec leurs organes etc.) Ortie est douée avec les fluides et aime expérimenter. A l’école des Communs (comprenez les humains sans pouvoir) elle est très proche de Corentin, un petit garçon. Sans savoir ce qu’elle fait, elle lui confie son Nord et perd son nombril. Commence alors une quête pour le retrouver et régler ses problèmes (sans s’attirer les foudres des adultes) car être une sorcière sans nombril est dangereux, voire pire.
Retour de lecture
“Mille Pertuis 1: La sorcière sans nombril” m’a été conseillé par une libraire spécialisée jeunesse lors d’une présentation professionnelle. C’était un énorme coup de cœur pour elle qui avait adoré cette représentation très personnelle de la sorcière autour de l’importance des fluides du corps humain : les larmes, la salive et surtout les règles menstruelles. J’étais curieuse car il avait l’air étonnant. Sur ce coup-là je n’ai pas été déçue il est étonnant. Trop ? Chacun se fera son opinion. J’ai eu un mal fou à entrer dans l’histoire quand Ortie est enfant. Une fois adolescente j’ai nettement préféré sans connaître le coup de cœur de notre libraire.
Mille Pertuis et sorcières
Voici une représentation très personnelle de la sorcière et c’est le gros point fort de ce roman : l’originalité (qu’on aime ou pas, en tout cas elle a innové). Elles ne ressentent pas la douleur comme nous (elles peuvent s’ouvrir le ventre et jouer avec leurs organes, sans problème), peuvent manger ce qu’elles veulent (des pastilles de lave-vaisselle ? Pas de soucis), choisissent des partenaires humains quand elles le souhaitent si elles le veulent etc.
Ortie commence même à avoir une affinité avec les fluides : son sang, sa salive, ses larmes et encore plus son sang menstruel. Et elle découvre que les humains n’ont pas cette capacité… de façon un peu brutale (surtout pour l’humain.)
Nous la suivons de son enfance avec ses jeux d’enfant, son attachement à un petit garçon à qui elle confie son Nord sans se douter des conséquences, jusqu’à son adolescence. Elle grandit sous nos yeux. Les sorcières adultes ne lui expliquent pas forcément les choses, alors elle tente des choses. C’est comme ça qu’elle se retrouve sans son nombril.
Sa partie enfance m’a parfois un peu dérangée (je ne suis pas une sorcière, c’est pour ça.) J’ai eu beaucoup d’empathie pour ce petit garçon… Bref, je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir tout ça avec ce premier tome de la duologie “Mille Pertuis.”
Le conseil de la bibliothécaire
L’éditeur annonce « Mille Pertuis 1 : La sorcière sans nombril » dès 13 ans. Personnellement je le conseillerai aux bons lecteurs pour la manière dont l’histoire est construite, l’écriture, l’histoire et les thématiques abordées. Je ne sais pas trop à qui le conseiller. Ce dont je suis sûre c’est qu’il ne plaira pas à tout le monde car le parti pris est tranché. Si vous voulez essayer une histoire de sorcières qui change de la norme avec un roman que vous n’aurez vu nulle part ailleurs… foncez ! Si vous voulez une histoire de sorcière plus classique je vous conseille vivement : Haxahaven.



















































