
La grande évasion ou plutôt la « presque » grande évasion, c’est celle de trois amis en plein confinement : Bonnie, Malo et Jason ; trois enfants de gendarme (accompagnés de Melting-Pot.) Partez avec eux à l’aventure dans un road-trip survitaminé à bord… d’une barque. Car rien ne va se passer comme prévu. Vont-ils réussir leur mission et ramener la mère de Bonnie à la maison ? Tout en évitant les problèmes ? Dans ce roman drôle et réjouissant vous retrouverez de l’aventure, de supers personnages, une belle amitié, du courage et beaucoup de maladresse.
Vous pouvez retrouver « la « presque » grande évasion » en librairie depuis le 6 octobre 2021.
L’histoire
Un jour, Bonnie, seule à la maison, retrouve un mot de sa mère sur le frigo : « je pars ». Elle part où ? Pas en courses, car elle a laissé son téléphone et sa carte bleue… c’est sûr, elle est définitivement partie et ne souhaite pas être retrouvée. Bonnie va alors décider de partir à sa recherche avec les indices collectés pour lui faire entendre raison. Elle entraîne malgré elle ses deux meilleurs amis, Malo et Jason, dans son aventure. Car ce trio est inséparable. Ils partent ensemble en barque en plein confinement dans une grande évasion…
Retour de lecture
Ce n’est plus un secret, j’adore le travail de Marine Carteron et sa manière d’écrire et de nous raconter des histoires. Je l’avais découverte avec « les Autodafeurs » et depuis j’essaie de lire tous ses livres (il m’en reste encore quelques-uns…) C’est donc sur son seul nom que je me suis précipitée sur “la (presque) grande évasion” sorti en 2021. Et j’ai passé, une fois encore, un excellent moment ! Ce road-trip auprès de ces trois amis (quatre, n’oublions pas le chien) n’est pas sans repos et fait passer un excellent moment aux lecteurs (plus qu’aux personnages.)
Une grande évasion haute en couleur
Tout part donc avec Bonnie qui s’inquiète du départ de sa mère, persuadée qu’elle a quitté la maison pour commencer une vie ailleurs. Etant femme de gendarme elle n’a sans doute plus envie de vivre avec les contraintes liées au métier de son mari. Car le mot laissé disait juste « je pars ». Pas un « je pars faire quelque chose”, ou “je pars et je reviens dans quelques heures”.
Pire, la carte bleue et le téléphone portable sont restés sur place. Comme si sa mère ne souhaitait pas être retrouvée (car encore une fois, en tant qu’épouse de gendarme, elle sait comment les choses fonctionnent.)
Par chance, elle a laissé quelques indices derrière elle que Bonnie espère bien exploiter. Mais le covid est là et chacun doit respecter un couvre-feu. Elle monte alors un plan pour enquêter et retrouver sa mère malgré cette contrainte. Pour ça, elle a besoin de l’aide de ses deux meilleurs amis… sans se douter qu’ils ne la laisseraient jamais partir seule. Surtout qu’elle a dû leur mentir et prétendre faire ce voyage pour autre chose. L’aventure commence !
Alors pourquoi cette grande évasion ? Sans doute parce qu’il faut sortir de la caserne sans se faire repérer, puis échapper à une potentielle recherche et course-poursuite de la part de leurs parents (ils sont tous les trois enfants de gendarme) et fuir des dealers dangereux… le tout sur un canal qui promet une belle et grande évasion au grand air.
Une aventure loufoque sur fond de belle amitié
C’est ce qui ressort de cette histoire entre Bonnie qui part sur un mensonge avec ses amis et doit être cohérente dans ce mensonge ; ses amis qui n’ont pas les mêmes objectifs et prennent les choses moins au sérieux qu’elle (pour eux ils ne partent pas à la recherche de la mère de Bonnie) comme par exemple dans les affaires emportées ; faire croire au collège qu’ils suivent les cours en ligne alors qu’ils sont sur l’eau (ce qui provoque quelques accidents) ; les mauvaises décisions prises qui les entrainent de plus en plus loin dans les problèmes et le grand n’importe quoi etc.
Les trois amis sont très différents et ont chacun leur caractère (ce qui n’est pas toujours simple à gérer.) Les personnages sont très bien construits et gérés par l’autrice. Ils apportent beaucoup à cette histoire. Elle n’aurait pas la même saveur sans eux. Mais je vous laisse découvrir tout ça.
Le conseil de la bibliothécaire
« La (presque) grande évasion » est annoncé par l’éditeur à partir de 12 ans (collection DoAdo.) le jeune lecteur y retrouvera une aventure jouissive, sans temps mort, drôle et palpitante. Sur les thèmes abordés nous avons une belle amitié avec des personnages soudés ; des adolescents qui décident de ne pas respecter les règles pour une action qu’ils estiment plus importante ; une rencontre malencontreuse avec des dealers de drogues (et le danger que ça implique) et la crainte de voir une famille déchirée (mais tout se passe bien ! Je spoile un peu pour les parents…). Lisez aussi : Romy et Julius.



















































